PLAY ME A PRELUDE 2026

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Atelier Reflexe

Archives de l’Atelier Reflexe

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ARCHIVES DE L’ATELIER REFLEXE (1995–2016)

Une installation proposée par la Fabrique des Illusions, réunissant 21 ans de projets artistiques menés par l’Atelier Reflexe. Cette installation présente une sélection de photographies réalisées par plus d’une cinquantaine d’artistes et la présentation de l’ensemble des publications

Une constellation d’artistes, de photographes, d’institutions ou galeries, d’expert·es ou d’historien·nes en art et photographie, de réalisateur·trices, connu·es ou méconnu·es, d’origines et de nationalités diverses, a contribué aux activités et aux expériences de l’Atelier Reflexe.
Dès le milieu des années 1990, c’est une « école » qui questionne la place de la photographie dans l’art contemporain, dans la société et l’éducation. Elle défend le médium photographique à travers de nombreux projets où se croisent la performance, l’installation, le film et le livre d’artiste.
Fondé en 1995 par les artistes Véronique Bourgoin et Juli Susin, l’Atelier Reflexe s’installe à Montreuil, qui devient son principal lieu d’ancrage. Jusqu’en 2016, plus de vingt projets associent formation, workshops, rencontres, expositions, projections et éditions. Les participant·es y développent leur pratique tout en la confrontant à celle d’artistes et de professionnel·les du monde de l’art.
L’Atelier fédère des participant·es aux parcours très différents, dont certain·es constituent au fil des années un noyau régulier et actif : Michaël Eveno (Grems), Nicolas Delbard, Margot Wallard, Christine Bréchemier, France Dubois, Susanna Pozzoli, Julia Collaro, Mathieu Saura (Vincent Moon), puis Sophie Carlier, Yanis Houssen, Josquin Gouilly-Frossard ou Silva Bingaz et beaucoup d’autres… La diversité de leurs pratiques et de leurs activités favorise la circulation des savoirs, des expériences et des collaborations.
Cette dynamique repose également sur un vaste réseau d’artistes et d’intervenant·es internationaux, parmi lesquels Adolfo Kaminsky, Friedl Kubelka, Morten Andersen, Linda Bilda, Anders Petersen, Nina Korhonen, Boris Mikhaïlov, Pascale Lecoq, Antoine d’Agata, les Gelitin, Jochen Lempert et bien d’autres… ainsi que le soutien d’amis comme le photographe plasticien Jean-Louis Leibovitch et l’expert et marchand en livre d’artiste de photographie Dirk Bakker.
Les Rencontres photographiques d’Arles constituent dès les premières années un autre terrain d’action important. Véronique Bourgoin y accompagne de jeunes photographes, parmi lesquels de nombreuses femmes, et développe avec Reflexe des interventions en marge du programme officiel : projections en plein air sur les murs de la ville, parfois accompagnées de musiciens locaux. La photographie est ainsi présentée hors des espaces habituels de l’exposition.
L’édition occupe également une place centrale. À l’issue des workshops, l’Atelier réalise des livres d’artistes en réfléchissant à la reproduction en série, à la construction du récit, aux modes d’impression et aux formes de présentation. Les tirages, souvent limités à quarante ou cinquante exemplaires et parfois réalisés par photocopie, entretiennent un lien avec les cultures du fanzine, de l’édition indépendante et du samizdat.
Si Montreuil demeure le centre de Reflexe, son activité s’étend rapidement au-delà de la France. L’Europe devient un espace de collaboration, porté par les réseaux des fondateurs reliant notamment Paris, Marseille, Berlin et l’Europe de l’Est, puis plus tard la Chine et les USA. Cette ouverture internationale participe pleinement à l’identité de l’Atelier.
Entre 1995 et 2016, l’Atelier Reflexe développe ainsi une expérience où formation, création, édition et rencontre sont étroitement liées. Ses archives rassemblent aujourd’hui plus de 4 000 pièces — photographies, films, éditions, documents et artefacts — qui témoignent de l’évolution des pratiques photographiques, de leurs modes de production et de diffusion, ainsi que de nouvelles formes de transmission artistique en dehors des cadres institutionnels traditionnels.
En 2016, la collection complète des éditions de l’Atelier Reflexe est acquise par la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou, à Paris. Cette acquisition assure la conservation et la transmission d’une expérience artistique et pédagogique singulière, menée pendant plus de vingt ans autour de la photographie contemporaine.

Plus d’infos ici
www.atelier-reflexe.org

Direction : Véronique Bourgoin, FR et Juli Susin, URSS – DE (1995 – 2001)
Associé : Jean-Louis Leibovitch, FR (1998-2004)
Co-éditeurs : Dirk Bakker, NL, (1996-2013), Fotohof, AT (2004, 2007 et 2013), Royal Book Lodge (2004 et 2013)
Ingénieur technique : Yanis Housse (à partir de 2005)
Assistante de direction : Margot Wallard, FR (2002 – 2008), Stéfanie Gattlen, CH, (2009 – 2016)
Coordination : Clothilde Walenne (2002-2007)

Participant·es : Milou Abel NL, Guillermina Ackerman AR, Bogdan Adrian RO, Begüm Alaybeyoglu TR, Michel Alfonso FR, Guilhem Amesland FR, David Ameye FR, Christine André FR, Barni Andreas Huber AT, Maria Aya ES, Julian Baron ES, Flore Baudelot FR, Ulrike Baumann DE, Agnès Belbezet FR, Rose Benbouaou Warda DZ, Silva Bingaz TR, Didier Bodelot FR, Louise Boghossian FR, Nicolas Boisseau FR, Manuela Böhme DE, Neva Bonachera FR, Karine Bonjour FR, Marguerite Bourgoin FR, Christine Bréchemier FR, Kaspars Breidaks LV, Thomas Brizard FR, Thomas Brosset FR, Dariana Bucur RO, Sophie Carlier FR, Valentine Carlier FR, Lilas Carpentier FR, Constance Chambersfarah FR, Laeticia Chauvin FR, Gaëtan Chevrier FR, Julia Collaro FR, Jérôme Corgier FR, Etienne Cottereau FR, Margherita Crocco IT, Ysabelle Daniel FR, Vanessa Deflache ! FR, Nicolas Delbard FR, Annegien Van Doorn NL, Laure Dreau FR, France Dubois FR, Sylvain Duffard FR, Michaël Duperrin FR, Philippe Dürr FR, Inga Erdmane NL, Michael Eveno (Grems supermicro) FR, Laïla Escartin Hamarinen ES, Marie Eschenbrenner FR, Pauline Fargue FR, Faustine Ferhmin FR, Bernhard Füreder AT, Séfanie Gattlen CH, Alexandre Garrabos FR, Elodie Gay FR, Philippe Gerlach AT, Josquin Gouilly-Frossard FR, Anila Gill FR, Thomas Glänzel AT, Katinka Goldberg NO, Evita Goze LV, Ruben Garcia Gomez ES, Rodrigo Gomez-Reina ES, Victor Gomez PT, Dana Grigore FR-RO, Benoit Gros FR, Claude Grunspan AT, Elodie Guignard FR, Alexandre Guirkinger FR, German Gutiérrez ES, Nicolas Haro F. Cordoba ES, Aurélie Heck DE, Anders Hellfeldt SE, Mona Hermann AT, Charlotte Hjorth-Rohde DK, Yanis Houssen FR, Nadira Hussein IR, Max Iglesias ES, Mirona Ioana Tatu RO, Valérie Jaudon FR, Frédérique Jousse FR, Kumral Kepkep TR, Janis Klimanovs LV, Bernhard Koller FR, Dimitris Koromilas GR, Quang Lama VN, Nanda Lavaquarie DK, Hélène Le Gac FR, Ghislaine Léger FR, Thomas Léonard FR, Julien Leslé FR, Pierre-André Lestocart FR, Michel Lièvre FR, Frederik Linander AT, Elias Linden SE, Anita Ljung Oden NL, Raymond Loewenthal FR, Valérie Loron FR, Marine Luszpinski FR, Kazué Makimura JP, Frédéric Margot FR, Christophe Marcel FR, Chryssoula Mamoglou GR, Léo Mauger FR, Christopher Mavric AT, Myriam Mazières FR, Tamara Mc Koy US, Sophie Meingassner AT, Julia Mejnertsen DK, Catherine Merdy FR, Silvia Micheli IT, Marketa Michalkova CZ, Martina Mikulka CZ, Julien Monténéro FR, Dominique Moreau FR, Efthimis Mouratidis GR, Petra Mühlmann AT, Francis Munka HU, Tomas Murube ES, Rieko Nakamura JP, Bjargey Olafsdottir IS, Tato Olivas ES, Christina Papafragou GR, Constantin Paschou FR, Alexandra Pazgu RO, Marine Petit FR, Florinela Petrescu RO, Thomas Poisson FR, Sophie Pölzl AT, Marius Popa RO, Susanna Pozzoli IT, Phila Primus CZ, Thanassis Raptis GR, Anne Rehbinder FR, Marjolijn Rijks NL, Birgit Rinagl ! AT, Gaëlle Riou-Kerangal FR, Alexis Robin FR, Bénédicte Ronayette FR, Yvette Rotscheid FR, Gwénaelle Sachet FR, Ilke Sahin TR, Laeticia Sanchez ES, Marie-Hélène Sauner FR, Mathieu Saura FR, Olivier Schlegelmilch FR, Sandra Schmalz DE, Loïc Seguin FR, Natascha Siegert NO, Markus Sigl AT, Judith Stehlik AT, Jeanne Susin FR, Elif Temizer TR, Suzy Théobald FR, Laurence Théodoly FR, Thomas Thomell GR, Fumie Tokki JP, Sarah Toumayan FR, Çaglar Tozluoglu TR, Gamze Tozun TR, Vela Trajkovska SI, Jean-Guy Ubiergo FR, Esra Ural TR, Lisa Vapné RU, Yedra Vargas ES, Margot Wallard FR, Thilbauld Watripont FR, Nicole Weniger AT, Lee Wing Ki CI, Hakan Yasar TR, Elif YilmazTR, Antoinette Zwirchmayr AT 

Intervenant·es : May Irene Aasen NO, Michael Ackerman US, Antoine d’Agata FR, Michel et Michèle Auer CH, Sandy Amerio FR, Reza Azard FR/IR, Dirk Bakker NL, Evgen Bavcar SI, Linda Bilda AT, Hendrik Berinson DE, Philippe Bérard FR, Jérémie Bonachera, FR, Fabrizio Bonachera R, Lazare Boghossian FR, Philippe Bourgoin FR, Philippe, Burin des Roziers FR, André Butzer DE, Adam Cohen USA, Rémy Comment FR, Emmanuelle Costantin FR, Katrina Daschne DE, Peter Dressler AT, Astrid Dupont-Fauville FR, J.H. Engström SE, R. Fabibi IT, Abel Ferrara US, Joan Fontcuberta ES, Gamlet & Bob Basset UA, Alberto Garcia Alix ES, Les Gelitin AT, Eric Giraud FR, Frits Gierstberg DE, Mona Hahn AT, Tobias Hauser DE, Eva Haule, The Hole Garden EU, Frank Horstmann DE, Rainer Iglar AT, Mat Jacob FR, Alison Jackson UK, Libuse Jarcovjakova CZ, Bruce Kalberg US, Adolfo Kaminsky FR/ AR, Erik Kessels NL, Nina Korhonen FI, Friedl Kubelka AT, Charlet Kugel CZ, Lutz Kruger DE, Gilles Lacombe FR, Christophe Laloi FR, Jean-Pierre Lambert FR, Hélène Lamy-au-Rousseau BE, Patrick Lebescont FR, François Lecoq FR, Pascale Lecoq (L.E.M) FR, Richard Lecoq FR, Jérôme Lefdup FR, Jochen Lempert DE, Jean-Louis Leibovitch FR, Jules Maeght FR, Dolorès Marat FR, Giorgio Maria Pauen DE, Marion Meyer DE, Boris Mikhaïlov RU, Monika Michakova CZ, Guttorm Nordo NO, Roberto Ohrt DE, Ursula Panhaus-Bülher DE, Anders Petersen SE, Marc Räder DE, Karima Rekhamdji FR, Dick Rooster GB, Hubert Saupert AT, Gianfranco Sanguinetti IT, Martin Scorsese US, Deborah Schamoni DE, Elfie Semotan (AT), Albano Silva Pereira PT, Anatoli Susin RU, Nicola Torke DE, Fethi Traore DZ, Bastiaan Van der Velden NL, Maria Ziegelboeck AT 

Partenaires : France : Les Roches (Montreuil), Le Melies (Montreuil), Le 116 (Montreuil), Instants Chavirés (Montreuil), Maison Populaire (Montreuil), Le Snark (Montreuil), Chez Higgins (Montreuil), La Guillotine (Montreuil), Lumière des Roses (Montreuil), Les Démons (Montreuil/Bagnolet), Le Cinoche (Bagnolet), Eric Dahyot (Aincourt), ENSBA (Paris), le Louvre (Paris), Musée de la vie Romantique (Paris), Artists Book International (Paris), Le Bal (Paris), Francis Fichot (Paris), Galerie Florence Loewy (Paris), Un livre une image (Paris), Galerie Marion et Eva Meyer (Paris), Atelier du L.E.M / Ecole Jacques Lecoq (Paris), Clam Magasine (Paris), Yola Noujaim (Paris), Movistone (Paris), Inedit sound (Paris), Jean-Pierre Lambert (Paris), A la librairie (Paris), Ecole Neuville (Paris), Plug Arts (Paris), Filigranes (Paris), dfilms (Marseille), CIPM&Vieille Charité (Marseille), Atelier de Visu (Marseille), Horizon (Marseille), Backstage (Ensues), Keraunos (Fontarêche), Galerie Point de Vue (Arles), Librairie Au fil du temps (Arles), Laure autrement (Arles), Voies Off (Arles), Nissan (France) – Allemagne : Isotrop (Hambourg), Niklas Schechinger Fine Art (Hambourg), Raum linksrechts (Hambourg), Loge (Hambourg), Support Agentur (Berlin), Art Semens Club (Hambourg), Galerie Marion Meyer (Cologne/Paris), Smozeck Polichek (Berlin) – Autriche : Fotohof (Salzbourg), Gartengasse (Vienne), Esteban (Vienne), Galerie Gaby Senn (Vienne), Rema Print (Vienne), Ventilazione (Vienne) – Belgique : H.Lamy au Rousseau (Bruxelles), Abilene (Bruxelles) – Grèce : Biennale de Photographie (Thessalonique), Fondation Kalamitsi (Athènes), Institut Français de Thessalonique (Thessalonique), Thessaloniki Museum of Photography (Thessalonique) – Espagne : Centro Andaluz De La Fotografia (Almeria), Le Hangar (Barcelone), Galerie Maeght (Barcelone) – Italie : Fagiolino (Toscane) – Irlande : Chlotilde Walenne (Dublin) – Lettonie : Alliance Française (Riga), ISSP (Ludza) – Norvège : El Djarida (Oslo) – Pays-Bas : Dirk Bakker Boeken (Amsterdam), Netherland Foto Museum, (Rotterdam) , Kessels Kramer (Amsterdam) Portugal : Encontros Fotografica (Coimbra), Contentores/P28 (Lisbonne) – République Tchèque : Agence Editoriale Internationale (Prague), The School for Photographic Studies (Prague), Suzanne Pastor (Prague) – Roumanie : Sibiu Arterapie (Sibiu), Fotoclub Orizont (Sibiu), University of Film and Photography de Götteborg Suisse : Auer photo Foundation (Hermance) – Turquie : Tutün Deposu Ek bina (Istanbul), IFSAK (Istanbul) – Chine : Caochangdi Photospring (Pekin), Art Channel Gallery (Pekin) – USA : Ewa Worcjack (Los Angeles), Ideal Glass Gallery (New York) 

Soutiens de projets à partir de 2003 : Mairie de Montreuil, Conseil Départemental de la Seine-Saint-Denis, Est Ensemble, Conseil Régional d’Ile-de-France, Institut Français, Commission Européenne, (Culture 2000 / Europe créative).

Fabrique des Illusions

Mathieu Bauer
Sylvain Cartigny
Anne-James Chaton

Sur-la-Terre

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Une lecture-concert d’extraits de textes du poème éponyme écrit par Anne-James Chaton, orchestrée par Mathieu Bauer et Sylvain Cartigny.

Une promenade qui dessine les contours de notre monde en relisant l’Histoire naturelle de Pline l’Ancien. Par le filtre de la langue et des descriptions, le texte donne un éclairage inédit sur les interrogations environnementales de notre temps. La Terre d’avant l’industrie humaine se réveille et demande des comptes aux générations qui l’ont épuisée.

La musique, en contrepoint, accompagne cette déambulation d’un homme qui, invité à un dîner, s’y rend à pied et s’émerveille des beautés de la nature qu’il traverse.

Avec :
Anne-James Chaton : narration
Mathieu Bauer : percussions et trompette
Sylvain Cartigny : guitare

Tendres Bourreaux

Erwan Boulloud

Un univers en perpétuelle métamorphose

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Artiste, designer et artisan français, diplômé de l’École Boulle, Erwan Boulloud est installé à Mozinor depuis plus de dix ans. À l’occasion du lancement de la biennale Mozin’Arts, il ouvre les portes de son showroom et invite le public à découvrir son univers, ses pièces originales et ses dernières créations.

« Au-delà de sa réussite esthétique, une œuvre me paraît réussie dans sa capacité à générer de la descendance. Pour moi, c’est le témoin de sa profondeur. »

À travers une pratique où se rencontrent art, design et savoir-faire artisanal, Erwan Boulloud explore une large palette de matériaux. Il en révèle les propriétés, les accidents et les singularités, considérant la matière comme un véritable territoire d’expérimentation. Il la brûle, la polit, la dénude, la décortique, la transforme et la recompose afin d’en faire surgir des formes inattendues et d’en révéler la profondeur.

« Chaque pièce assemblée porte en elle une narration qui se déploie dans ses formes, ses matériaux et ses mouvements. »

Ses créations semblent ainsi évoluer selon une logique presque darwinienne. Elles apparaissent dans une effervescence perpétuelle, se transforment, s’adaptent, se croisent et donnent naissance à de nouvelles formes, comme autant de lignées, de mutations ou d’espèces éphémères. Derrière cette démarche se dessine un cheminement artistique et métaphysique nourri de questionnements fondamentaux sur le vivant, la matière et les mécanismes de transformation.

« J’ai une passion pour tous les organismes et minéraux un peu mystérieux comme les pierres, les fossiles, les coraux, les météorites, les insectes… Tout ce qui invite à la réflexion, à la méditation, à la divagation. »

Cette fascination pour les formes énigmatiques du monde naturel irrigue ses meubles sculpturaux, qui brouillent les frontières entre l’animé et l’inanimé. Pierres, fossiles, coraux, insectes ou météorites deviennent des sources d’inspiration autant que des fragments d’un imaginaire où se rencontrent l’Histoire, la science et le récit.

Avec poésie, Erwan Boulloud compose un univers où la réalité se mêle au rêve, où chaque objet semble porter la mémoire d’une histoire ancienne ou encore à venir. Ses œuvres associent formes organiques, matériaux précieux et références stylistiques pour faire émerger des récits à la fois intimes et intemporels.

Fasciné par les cycles de transformation et les correspondances entre mémoire, ésotérisme et science, l’artiste développe une œuvre qui interroge notre rapport au vivant et aux forces qui façonnent le monde. Ses créations, véritables hymnes à la métamorphose, témoignent d’une matière en mouvement perpétuel et d’un monde où chaque forme peut devenir le point de départ d’une nouvelle histoire.

À Mozinor, son showroom devient ainsi un espace privilégié pour entrer dans cet univers singulier : un lieu où l’on découvre des objets qui ne se donnent jamais tout à fait au premier regard, et où la matière, la forme et le récit invitent à observer, à imaginer et à divaguer.
@Erwan_boulloud

Atelier Erwan Boulloud

Véronique Bourgoin
Ingrid Luche

In-A-Gadda-Da-Vida

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Mozinor est une expérience caractéristique de l’esprit novateur et utopiste des années 1970. Il incarne le début d’un questionnement sur les conséquences de l’étalement sans fin des grandes villes. 

Le bâtiment industriel Mozinor (contraction de « MOntreuil Zone Industrielle NORd ») est une usine verticale conçue et réalisée au début des années 1970 par les architectes Claude Le Goas et J.-P. Bertrand dans la ville de Montreuil.

Dans les années 80 et 90, le toît végétalisé du bâtiment a été l’endroit où se sont déroulées les premières rave parties en France. Dans les soirées Cosmos Fact, les danseurs retrouvaient les DJs de techno et de house à l’intérieur du lot 38, de forme ovale, surnommé La Soucoupe, et qui servait à l’origine de réfectoire.

C’est dans La Soucoupe que s’est installée La Fabrique des Illusions, qui invite aujourd’hui The Eternal Network pour un projet spécial, lequel emprunte son nom à un morceau de rock psychédélique de 1968. In-A-Gadda-Da-Vida réunit ainsi des oeuvres de Véronique Bourgoin, résidente, et Ingrid Luche, special guest : PRINCESSES POP, PISCINES, VORTEX-SCINTILLANT.

In-A-Gadda-Da-Vida est imaginé par THE ETERNAL NETWORK.

@veroniquebourgoin
@blueliliehook
@Theeternalnetwork

The Eternal Network

Coralie Bouvet
Collages Célestes
Pablo Delgado
La Tessita
Milipertuy
Orlane Moulo
Zoé Rehahla
Adji Titus
Claudia Washington
ZYED 1

Un Et Plus D’Un : Mise À L’Échelle

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Depuis 2025, des ateliers intergénérationnels et interculturels réunissent habitant·es, enfants, jeunes et adultes autour de pratiques artistiques collectives, où chaque geste individuel contribue à une œuvre commune. Au sein de la Maison de quartier Lounès Matoub, le projet a, dans son historique, bénéficié du soutien du Fonds L’Oréal pour les Femmes et du Centquatre-Paris.

L’édition actuelle est inspirée de la pédagogie critique de Paulo Freire et de méthodologies participatives brésiliennes. L’expérience explore les liens entre territoire, identité et mémoire collective.

L’exposition rassemble les traces de ces expériences à travers des cartographies, tissages, gravures, dessins, collages, graffitis, vidéo-performance et photographie. Chaque proposition invite à regarder, raconter et habiter le territoire autrement : La rue est à nous, Graff, L’Art du fil, Planisphère, Traversées – le chemin se fait en marchant, Tisser de ponts, Empreintes du quotidien, Cartographie sensible des arbres – sur le territoire de Montreuil et Abayomi. Ensemble, ces créations font dialoguer expériences individuelles, mémoire collective, cultures et territoires.

Ce projet réunit10 artistes intervenant.es et 136 personnes qui participent au processus créatif.

Œuvre – Artistes Intervenant.es
La Rue est à nous – Collages Célestes, Zoé Rehahla et Adji Titus
Graff –  ZYED 1
L’Art du fil  – Coralie Bouvet
Planisphère – Claudia Washington, La Tessita
Traversées  – Le chemin se fait en marchant : Pablo Delgado
Tisser de ponts – La Tessita
Empreintes du quotidien – Orlane Moulo
Cartographie sensible des arbres – sur le territoire de Montreuil – Milipertuy
Abayomi – Claudia Washington

Coordination du projet « Un et Plus d’Un »
Sophie Legoux-Callaf : Directrice du Centre Social Lounès Matoub
Vanessa Chapuis : Coordinatrice familles-enfance-jeunesse
Claudia Washington : Directrice artistique

Centre Culturel Lounes Matoub

Alex-Hel Chermont

L’Œil d’eau & Le Dauphin

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Alex-Hel Chermont est un artiste visuel et intellectuel queer, transvesti·genere non-binaire,
originaire de l’Amazonie urbaine du nord du Brésil. Installé en France depuis 2016, iel développe
une pratique qui puise à la fois dans ses déplacements, ses lectures et son ancrage identitaire. Son
travail interroge les représentations queer et non-humaines dans les espaces de l’art contemporain et
du spectacle, en explorant les frontières entre culture et nature. À travers la réutilisation de
matériaux organiques, inorganiques et synthétiques, iel se relie aux enjeux écologiques et façonne
des sculptures en cordes qui convoquent l’animalité. Sa démarche déconstruit l’identité et met en
scène une forme d’«apocalypse du genre», où le devenir animal et l’écosexualité ouvrent de
nouvelles perspectives sensibles. Ses masques, fruits d’une recherche sur les sens, le silence, le regard,
l’érotisme et le geste, constituent des objets à la fois intimes et performatifs. Plasticien autodidacte
depuis trois ans, Alex crée aujourd’hui ses pièces à la Fabrique des Illusions à Montreuil.

OEUVRE

L’Œil d’eau & Le Dauphin
L’Œil d’eau et le Dauphin s’interrogent sur les couleurs et le temps… Les souvenirs d’une
enfance brève… Les restes des jouets… Les pierres des plages où ils sont allés en vacances… Les
médicaments qu’ils ont pris avec le café… La caméra utilisée pour photographier les montagnes… Et
les questions de leur relation restées en suspens : « Que s’est-il passé quand Aquaman jouait avec
des cordes dans les décombres électroniques d’un futur paléolithique ? » Puisant à la fois dans ses
errances forestières en France et au Brésil, dans les futurismes de l’Amazonie urbaine
nord-brésilienne et dans le paysage montreuillois (fresques de street art, hybridité industrielle et
jardins suspendus de Mozinor), Alex crée deux masques qui interpellent la mémoire et la
reconstruction de soi à travers la fiction, en opposition à un monde qui nous pousse à la vitesse de
la production et des réactions.
L’Œil d’eau (55 x 45 x 50 cm) est un masque fait de cordes de jute de 2 mm, de cordes de
latex et de fils de fer. Le Dauphin (55 x 45 x 50 cm) est un masque fait de cordes de jute de 2 mm à 6
mm et de sucre. Restes d’enfance et voyage récupérés. Peint à la bombe.

Fabrique des Illusions

Popline Fichot

The beautiful and the other

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The beautiful and the other est une œuvre en céramique, émail et verre filé. Une spéculation sur la momification de la tête de Marie Curie du à son exposition aux radiations et son confinement dans en cercueil en plomb notamment.

Artiste et sourceuse de récits, Popline Fichot nous invite, à travers ses œuvres, dans une expérience où jouer, jouir et mourir s’entrelacent. Sa pratique cherche à déployer des récits où l’invisible se révèle et où la matière s’active comme une mémoire encore vibrante.

Elle puise la matière première de son travail dans les histoires orales, les mythes contemporains, les légendes urbaines, les récits collectifs et les fragments de paroles glanées. Son approche consiste à tisser ces strates narratives pour former un entrelacs d’histoires parallèles, où la circulation et la transmission des récits générés par ses pièces deviennent des gestes politiques.

La pratique de l’artiste est traversée par une attention aux phénomènes naturels – décomposition, foudre, radioactivité – qu’elle n’aborde pas comme des données scientifiques mais comme des passages, des zones de transition susceptibles d’ouvrir nos émotions les plus complexes. Son vocabulaire formel se construit à partir de techniques artisanales et de matériaux instables ou organiques tels que la sève de pin, la colle d’os, la cire d’abeille ou le brai de bouleau. Elle développe un processus qui oscille entre le moulage de matières vivantes, l’assemblage d’objets et le modelage du bois, du métal ou de la céramique, générant une ambiguïté volontaire.

Ses sculptures se composent comme des mécanismes, empruntant autant au théâtre de marionnettes qu’au langage du stop motion. Elles fonctionnent comme des corps, héritant de ces pratiques une mécanique intime : des formes maintenues dans un état de latence, prêtes non pas à s’activer, mais à déjouer leur propre immobilité.

Biographie : 

Popline Fichot (née en 1999 en France) vit et travaille entre Paris et le Morvan. Diplômée d’un master à l’École Duperré en 2023. Elle a présenté ses œuvres dans plusieurs institutions, notamment à la Ménagerie de Verre (2021), à l’Institut suédois (2023), au Musée de la Chasse et de la Nature (2026) ainsi qu’au site Le Corbusier – Firminy (2026). Elle a réalisé des expositions personnelles à la Galerie Love&Collect (2022) et aux Abattoirs – FRAC Occitanie (2023). Elle a également participé à des expositions collectives à la Galerie Sophie Scheidecker, à la Galerie du Crous de Paris, au Système D et au DOC!.

L’artiste s’est formée auprès d’Anna Hulacová (République tchèque), Laure Prouvost (Belgique), Frederik Exner (France–Danemark) et Antoine Liebeart (France). Elle a effectué deux résidences en 2022 et 2025 à l’atelier Ernan, à Albissola Superiore, ancien atelier de Lucio Fontana, puis une résidence à la Villa Belleville en 2026, elle intègre également la résidence La Fabrique des Arts à la Fondation Fiminco. En 2025, elle est lauréate du programme de la Galerie du Crous et nommée au prix COAL étudiant. Ses poèmes et fanzines ont rejoint les collections du Zentralinstitut für Kunstgeschichte, Institut central d’histoire de l’art à Munich. Elle est également membre du collectif Royal Book Lodge.

@poplinefichot

Royal Book Lodge

Gaston Lefrançois

Les vêtements sont encore là

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Pour cette installation, je cherche à détourner les codes traditionnels du défilé.

Une vingtaine de tenues sont réparties dans l’espace et installées sur des porte-manteaux perroquets. Certains portent une tenue, d’autres
sont complètement vides. À leurs côtés, plusieurs mannequins sont également disposés dans l’espace : certains sont habillés, d’autres entièrement dépourvus de vêtements.

Cette alternance crée une sorte de jeu entre présence et absence. Un portemanteau vide peut laisser imaginer qu’un corps vient de partir, tandis qu’un vêtement seul semble conserver la forme du corps qui l’habitait. À l’inverse, un mannequin nu peut donner l’impression
d’avoir perdu son enveloppe, tandis qu’un mannequin habillé reconstitue momentanément cette présence.

Le visiteur entre au milieu de ces différentes présences. Il ne regarde plus un défilé depuis l’extérieur : il circule entre les vêtements et les mannequins, les contourne, les observe sous différents angles. Habituellement, le mannequin se déplace tandis que le spectateur reste immobile. Ici, les vêtements et les corps restent immobiles et c’est le spectateur qui devient mobile.

Je cherche ainsi à créer une situation ambiguë, entre exposition, défilé et scène abandonnée. Une sorte d’espace où quelque chose aurait eu
lieu, mais où il ne resterait que des corps, des vêtements et les traces de leur rencontre.

Cette installation questionne aussi ce qui fait réellement exister un vêtement lorsqu’il n’est plus porté. Est-ce encore simplement un ob-
jet ? Peut-il continuer à évoquer un corps, une personne, une attitude ou une identité ?

En faisant alterner les corps habillés, les corps nus, les vêtements seuls et les structures vides, je cherche paradoxalement à rendre les absences aussi présentes que les présences.

Le défilé ne se regarde plus. Il se traverse.

Le spectateur ne regarde plus le mannequin. Il devient le mannequin.

Étudiant de première année en Mode / collection à École supérieure d’arts appli- qués (ESAA) Duperré, je développe une pratique transversale autour du corps, du vêtement et de la matière, à travers la couture, la photographie, la vidéo, la 3D, le son et l’installation.Je conçois le vêtement comme un prolongement du corps, que j’expérimente de manière sensible et instinctive, entre formes, matières et tensions intérieures.

gastonlefrancois93@gmail.com – Instagram : gaston_lfrcs

Fabrique des Illusions

Mirron Mitzkewich

Alienum Corpus

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Autoportrait filmé en macro, ce film expérimental questionne la représentation de soi, l’image prise au plus proche de la matière-même du corps provoquant une distanciation paradoxale avec lui et son morcellement. C’est un travail introspectif qui vise à retranscrire des expériences personnelles de la transition de genre et de l’exil, une réflexion sur l’aliénation dans son propre corps et dans le monde. Les effets d’exagération des formes et des couleurs de sa propre image capturée à une valeur d’échelle dépassant les capacités de la vision humaine et projetée dans un labyrinthe de miroirs qui crée l’impression de l’infini, engendrent une sensation qui oscille entre le dégoût et la fascination, enquêtant sur le concept de l’autre, l’étranger, l’inhumain contenu dans chacun de nous.

L’installation est une édition de 3 exemplaires, éditée et produite par Juli Susin avec Royal Book Lodge.

Mirron Mitzkewich, né à Moscou en 2000, a quitté la Russie en 2018 et est devenu réfugié politique en 2024. Il vit et travaille à Paris, où il a obtenu une licence en cinéma et audiovisuel à l’Université Paris 1 en 2022.
Depuis 2018, il a réalisé et co-réalisé plusieurs courts métrages expérimentaux en numérique et Super 8. Depuis 2022, Mirron Mitzkewich collabore avec la musicienne et compositrice Jeanne Susin sur des vidéos et des captations live. La même année, il débute une collaboration avec Royal Book Lodge, pour le montage d’archives vidéo et la production de nouveaux enregistrements d’expositions et de performances. En 2023, il a travaillé au montage et à la réalisation partielle du film Chronos-Swimmer de Juli Susin et Raisa Aid, présenté au Musée des Abattoirs de Toulouse. En 2024, il co-réalise le court métrage Summoning avec Juli Susin. En 2024, il présente une installation audiovisuelle Alienum Corpus pendant la première édition de Mozin’Arts, qui vise à retranscrire des expériences personnelles de transition de genre et d’exil, menant une réflexion sur l’aliénation dans son propre corps et dans le monde. En 2025, il co-réalise le court-métrage Der Sammler avec Titouan Hamonic.

@mirron_mitzkewich

Royal Book Lodge

Mirron Mitzkewich
Juli Susin

Der Sammler (Part 2)
Installation avec un film de
Mirron Mitzkevich et Titouan Hamonic

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Un homme regarde un film.
Son corps recueille la lumière de l’écran et les fragments du temps qui passe devant lui.
Il ne bouge pas.

Entre l’image et son regard, quelque chose disparaît.

Der Sammler (part 1)
2025, 6 min.

Film de Mirron Mitzkewich et Titouan Hamonic

Mettre en jeu sa vue, au risque de perdre son temps. Chez le collectionneur, impossible d’en gagner. Sous la mécanique mystérieuse de l’horloge se joue une partie qui donne sa fin d’entrée de jeu. L’échiquier s’étire là où penche sa faveur. (Perdre et être défait.) La joueuse dupée refuse la supercherie, l’injustice et l’image qu’ose lui renvoyer le miroir de son visage mutilé. Contre la dépossession, pour interrompre la chaîne de la vision promise à un homme à l’envers, orchestrateur probable, il reste à rediriger son propre insoutenable fragment d’image contre le corps scandaleusement indemne. Remettre en jeu sa vue, au risque d’être à court de temps.

Distribution (dans l’ordre de l’apparition) : 

Joueur 1 : Jean-Louis Leibovitch

Der Sammler : Fabrizio Bonachera 

Joueur 2 : Maya Mkarem 

L’Homme à l’envers : Mirron Mitzkewich

Mirron Mitzkewich : réalisateur, scénariste, directeur de la photographie

Titouan Hamonic : directeur de la photographie, monteur

Juli Susin : producteur (RBL), accessoiriste

Matéo Aureille : maquilleur, coiffeur

Salahina Coulibali : technicien effets spéciaux

Royal Book Lodge

Frank Perrin

Into Donald’s Head

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Frank Perrin est un artiste plasticien qui questionne le visible. Son art explore depuis plus de deux décennies le concept de post-capitalisme, édifiant ainsi le panorama de nos obsessions contemporaines. Il a également créé la revue Bloc-Notes (1992-1999) puis le magazine Crash (1998) avec Armelle Leturcq, une publication de référence internationale dédiée à la mode, à l’art, au cinéma et à la culture pop. 

Pour le lancement de la Biennale Mozin’Arts, ll ouvrira les portes de son atelier situé dans la soucoupe sur les toits terrasses de Mozinor.

Les œuvres de Perrin ont été présentées dans plus de soixante expositions en France et à l’étranger, notamment au musée Daelim (Séoul), aux Abattoirs – FRAC Occitanie (Toulouse), au Centre Pompidou-Metz et à la Schirn Kunsthalle (Francfort). Ses œuvres font partie de prestigieuses collections publiques et privées en Europe, aux États-Unis et en Asie.

EXPOSITIONS PERSONNELLES  

« Blindtest Codex » Galerie Michel Rein 22 Rue Visconti 2-27 février 2024 
« Delivrance, Ruins, Holidays » Galerie Michel Rein, Paris, 23 mars-6 mai 2023
« Pray, Amore, Combat » Galerie Michel Rein, Paris, fev-mars 2022
« Archeology » Galerie Metamorphoses, Paris, 28 nov. 2019-4 janv. 2020
« Las Vegas Archeology », Mayeur Projects, Las Vegas New Mexico, Usa, 15 avr-27 mai 2017
« Empire Of Signs » Docks Artfair, Lyon, 10 septembre – 4 octobre 2015
« Empire Of Signs » Gallery Analix Forever, Geneva, 20 octobre – 30 novembre 2014
« Ruins And Archeology » Station, Beirut, 10-30 septembre 2014
« Heart Of Darkness », Analix Forever, Geneva, 15 sept.-30 oct. 2011
« Joggers », Linde Gallery, East Hamptons, Usa, 1 juill-30 octobre 2011
« Buildings, Ruins & Money », Galerie Jousse Entreprise, Paris, 4-29 septembre 2010
« Walk On The Wild Side », Gallery Analix Forever, Geneva, 23 juillet – 12 août 2009
« Models » (Postcapitalism Section 06), Galerie Jousse Entreprise, Paris, 13 sept.-08 nov. 2008
« Postcapitalism Kidnapping », Statements Gallery, Hong Kong, 16 juin-12 juillet 2008
« 6 Streets + 12 Cameltoes », Galerie Jousse Entreprise, Paris, 9 sept. – 20 oct. 2006
« Défilés + Joggers », Galerie Jousse Entreprise, Paris, 14 septembre – 30 novembre 2005
« Défilés », Galerie Jousse Entreprise, Paris, 11 septembre – 6 novembre 2004

@frankperrin

Crash

La Ressourcerie du Cinéma & ArtStock

PIQUE-NIQUE

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Pour Mozin’Arts 2026, la Ressourcerie du Cinéma & ArtStock propose une installation prenant la forme d’un pique-nique dans les jardins de Mozinor, invitant le public à consommer éco-responsable.
La Ressourcerie du Cinéma & ArtStock accompagne également la réalisation des œuvres créées sur le site en mettant à disposition des éléments de décor, des matériaux et différentes fournitures réemployés pour les installations artistiques et les différentes mises en scènes. 

La Ressourcerie du Cinéma & ArtStock sauve les décors de cinéma de la déchetterie et les propose au réemploi, à la location et à la vente.

À Montreuil, dans le cadre du consortium des Manufactures de Proximité, la Ressourcerie du Cinéma & ArtStock, le Fablab La Verrière, et Make Ici s’associent pour développer une filière de production urbaine artisanale en utilisant le réemploi comme levier de la transition écologique.

La Ressourcerie du Cinéma & ArtStock

Jeanne Susin

Concert

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Compositrice, chanteuse, pianiste, performeuse, autrice.

Née à Marseille le 24/02/1991.
Diplômée des conservatoires : DEM piano avec Florestan Boutin, DEM écriture avec Isabelle d’Ha, DEM improvisation avec Philippe Pannier, DEM composition avec Martin Matalon, DEM orchestration avec Guillaume Connaisson.
 
Depuis 2012, elle développe une pratique musicale transversale et se produit sur la scène européenne en tant que chanteuse à texte et musicienne électronique. Elle a composé et mise en scène notamment l’opéra électronique Chute Libre interprété par Oleg Ossina, Étienne Barboux et elle-même (projet produit par la DRAC, Banlieues Bleues, la Région, le Pavillon de Romainville et Les Détours de Babel).
 
Cet opéra marque la naissance du collectif Love Loin de Dieu avec Oleg Ossina, laboratoire d’œuvres hybrides mêlant musique contemporaine, web-série, spectacles et performances live (La lune pète un câble, Love Loin de Dieu Trio, La Fileuse, Tristesse en plaque, etc.). 
Parallèlement, elle a composé pour l’Orchestre Philharmonique de l’Opéra de Marseille dirigé par Leo Margue, commande du réalisateur Thomas Ellis pour le film Cargo Kids. Le film reçoit le haut patronage du ministère de l’Éducation et pour la musique le Prix Avant Son du Festival Sœurs Jumelles / Sony Music Publishing. Elle a composé l’œuvre orchestrale Tenetz pour l’Orchestre Philharmonique de Yerevan dirigé par Varan Mardirossian.
 
Elle fait aussi partie du spectacle pour enfants Chewing Gum Silence mis en scène par Samuel Achache, co-créé avec Antonin Tri Hoang et Thibault Perriard (produit par Banlieues Bleues, la DRAC, la Région, Théâtre de Montreuil, La Sourde, etc.). Ce spectacle qui fit l’ouverture du Festival d’Automne en 2021 et joué entre autre à l’Opéra Bastille, La Philarmonie, etc.)
 
En 2019, son duo Joe Quartz fait la tournée des grandes salles européennes : Philharmonie de Cologne, Admiralspalast (Berlin), Alte Oper (Francfort), Barbican Center (Londres), Théâtre Carré (Amsterdam), Cirque Royal (Bruxelles), Skandiascenen (Stockholm), Palladium (Varsovie), Sono Centrum (Brno-Žabovřesky), Amager Bio, BETA (Copenhague). 

Depuis 15 ans, Jeanne Susin évolue aussi bien au sein des institutions
 prestigieuses que dans des lieux marginaux et indépendants. Obsédée par l’explosion des bulles d’univers différents, refusant les étiquettes, elle œuvre pour une poésie musicale de l’étrange qui s’inspire autant de la musique électronique, de la musique acoustique contemporaine, de la noise, des musiques du monde, de la musique classique romantique et avant tout de la chanson.

Elle collabore régulièrement avec différents artistes à l’internationale (Phila Primus, Aya Metwalli, Ornella Noulet, Antonin Tri Hoang, Marguerite Bourgoin, Popline Fichot, Babouillec SP, Christian Boltanski, etc.).

@susinjane_jeannesusin

The Eternal Network

John C. Welchman

ROYAL BOOK LODGE
Film de Mirron Mitzkewich
Musique de Jeanne Susin

Plus d’infos

Royal book lodge, John C. Welchman, (Berlin : Hatje Cantz, 2023), 348 pages, 34 × 24 cm.

Couverture entoilée en Buckram, avec un dessin de Juli Susin imprimé en dorure. Une lithographie originale de Kai Althoff (p.6), imprimée sur Rive BFK à l’Atelier Michael Woolworth, Paris. Design et typographie de Gregory Cadars. Achevé d’imprimer en 1000 exemplaires sur les presses de Printo Trento, Italie, 2023.

L’ouvrage ROYAL BOOK LODGE de l’historien de l’art John C. Welchman présente la première étude approfondie sur les 35 ans d’activité collaborative de Royal Book Lodge avec un réseau international d’artistes, initié à la fin des années 80 par Juli Susin et Véronique Bourgoin. L’ouvrage examine le contexte des diverses pratiques artistiques de Royal Book Lodge, ayant comme centre névralgique le livre d’artiste, ainsi que l’édifice d’une importante archive d’œuvres et de documents.

En 13 chapitres, l’ouvrage explore les diverses géographies culturelle et politiques de Royal Book Lodge, notamment dans la banlieue parisienne de Montreuil, qui a servi de QG au RBL à partir de 1989, des récits de migrations et de voyages à la lisière des époques, influencés par l’art ou non, en Islande, au Paraguay, en Europe de l’Est, à Los Angeles ou sur la côte ligure en Italie. Il aborde les questions liées aux constructions de la fiction, de l’autobiographie; la relation de Royal Book Lodge avec certains protagonistes de l’International Situationniste; les notions de contrôle à distance, l’archéologie de la violence et le potentiel de l’art comme “trousse de secours”.

Le volume réunit les contributions d’artistes et d’auteur.e.s, tel.le.s que: Raisa Aid, Adriana Almada, Kai Althoff, Abel Auer, Linda Bilda, André Butzer, Véronique Bourgoin, matali crasset, Caroline Dahyot, Sara Glaxia, Guðný Guðmundsdóttir, Beate Günther, Tobias Hauser, Andy Hope 1930, Daniel Johnston, Hekla Dögg Jónsdóttir, Dorota Jurczak, Bruce Kalberg, Armin Krämer, Adolfo Kaminsky, Lutz Krüger, Charlet Kugel, Jean-Louis Leibovitch, Anne Lefebvre, Jochen Lempert, Birgit Megerle, Roberto Ohrt, Jonathan Meese, Anna Parkina, Ursula Panhans-Bülher, Raymond Pettibon, Jason Rhoades, Julia Rublow, Ralph Rumney, Gianfranco Sanguinetti, Lucia Sotnikova, Dimitri Susin, Jeanne Susin, Juli Susin, Miroslav Tichý, Ewa Wojciak, Ángel Yegros […] ainsi que d’œuvres de référence de Dick Bengtsson, Joseph Beuys, Bogdana Borowitch, Guy Debord, Marcel Duchamp, Piotr Golos, Julia Isídrez, Asger Jorn, Friedl Kubelka, Hedy Lamarr, Flores Balbuena aka Ogwa, Abdelkader Rifi, StefanV. Jonsson aka Storval, Piero Simondo, Toyen […]

John C. welchman est professeur distingué d’histoire de l’art à l’université de Californie. Il est l’auteur d’ouvrages tels que : Modernism Relocated (1995), Invisible Colours (1997), Art After Appropriation (2001), Guillaume Bijl (2016), Past Realization (2016), After the Wagnerian Bouillabaisse (2019), Richard Jackson (2020), Paul McCarthy: Pirate Project (2021), Royal Book Lodge (2023), Marcel Broodthaers: Pense-Bête (2024), Collected Writings on Mike Kelley (2024), Orshi Drozdik: Adventure in Technos Dystopium (2024).

Royal Book Lodge